Glossaire

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C’est une association de droit privé qui regroupe des propriétaires de biens immobiliers voisins, pour la réalisation d’aménagements spécifiques ou leur entretien.
Elle s’organise et fonctionne en vertu des dispositions que les habitants auront fixés dans les statuts.
Propre aux projets d’habitats groupés, une attention particulière sera portée à la nature coopérative des statuts et du règlement intérieur de l’ASL.
Une fois créée, l’adhésion à l’association syndicale est indissociable de la propriété d’un bien qui se trouve dans le périmètre d’action de l’association syndicale. Ainsi, l’acquisition d’un lot entraîne de fait l’adhésion du co-loti à l’association syndicale libre.

La notion d’écoconstruction est apparue à la fin des années 1960.
Elle consiste à créer ou réhabiliter un habitat en respectant au mieux l’écologie (dans toutes ses composantes) à chaque étape de la construction jusqu’au recyclage, et plus tard, de son utilisation (chauffage, consommation d’énergie, rejet des divers flux : eau, déchets) .
Une écoconstruction cherche à s’intégrer le plus respectueusement possible dans un milieu en utilisant au mieux des ressources locales et en favorisant les liens sociaux.

D’un point de vue technique, la construction écologique privilégie l’utilisation de matériaux proches de leur état naturel. Ils sont issus prioritairement de matières premières renouvelables et locales, afin de ne pas générer de transports inutiles. Ces matériaux sont de préférence crus (terre crue, bois massif, fibres végétales brutes... ) ce qui permet d’économiser l’énergie de cuisson.

Du point de vue social, construire écologique c’est avoir la volonté de favoriser le savoir-faire plutôt que le processus industriel. C’est une formidable opportunité de favoriser l’emploi local, d’offrir un travail valorisant et qualifié.

Construire écologique c’est aussi transmettre un patrimoine "propre" aux générations futures.

Une conception écologique minimise et facilite la maintenance et l’entretien.

La construction écologique n’est pas moins chère que la construction conventionnelle car la mise en œuvre de matériaux peu transformés nécessite une main d’oeuvre plus importante et plus qualifiée. Les revenus générés par l’écoconstruction glissent souvent de l’industrie de masse vers l’artisan, le paysan.
Aussi construire écologique n’est pas beaucoup plus cher que la construction conventionnelle car il y a moins d’intermédiaires.
En France le prix intègre le coût du social rendant la concurrence rude avec les pays à main d’œuvre à bas prix.

Le terme « construction solaire » est couramment utilisé pour désigner les constructions très axées sur l’utilisation de système de captation solaire.
Ces constructions peuvent atteindre de très bonnes performances énergétiques, au prix, parfois, d’un mauvais bilan « énergie grise ».

"Construire durablement" découle de "construire soutenablement" qui est la traduction littérale du terme anglais "sustainable" (durable, viable).
Soutenable pour la planète au regard de l’urgence écologique.

Désigne des lieux basés sur les principes fondamentaux de l’ écologie (écolotissement, écohameau, écovillage, écocentre...)

L’empreinte écologique traduit de manière facilement compréhensible l’impact d’activités humaines sur les écosystèmes et la planète. Elle se mesure généralement en surface (hectares par individu, ou hectares consommés par une ville ou un pays pour répondre à ses besoins, par exemple).
Plus précisément, l’empreinte écologique quantifie pour un individu ou une population la surface bioproductive nécessaire pour produire les principales ressources consommées par cette population et pour absorber ses déchets.
L’empreinte écologique peut mesurer des impacts d’activités de production (viande, voiture, ordinateur, téléphone portable...) ou d’ extraction de matières naturelles, puis leur transformation.

L’énergie grise correspond à la somme de toutes les énergies nécessaires à la production, à la fabrication, à l’utilisation et enfin au recyclage des matériaux ou des produits industriels.

Appliqué à un groupe d’habitants, cela signifie que le mode de fonctionnement de celui-ci s’appuie sur les valeurs de la coopération.

Une masse thermique stocke et diffuse de la chaleur.

Certains matériaux comme la pierre, la brique et le ciment ont une masse thermique élevée, c’est-à-dire qu’ils ont une bonne capacité à capter et à emmagasiner la chaleur. Plus un matériau prend de temps à se réchauffer plus longtemps il diffusera sa chaleur.

L’utilisation d’une masse thermique permet d’équilibrer les écarts de température au courant des heures.

Les matériaux naturels sont issus directement de la nature, avec si possible juste un conditionnement, mais pas ou très peu de transformation. Ils peuvent être d’origine animale, d’origine végétale, d’origine minérale.
Leur origine locale permet un faible bilan en énergie grise, car il ne nécessitent que très peu ou pas de transports pour les acheminer sur le site de construction.

Ce sont des matériaux naturels, locaux, inoffensifs pour la santé et l’environnement. Ils ont une très faible empreinte écologique et sont économes en énergie grise.
On les nomme aussi couramment « matériaux écologiques » ou « éco-matériaux ».

Le bâtiment peut être classé en différentes catégories entre le "bâtiment très énergivore" et le "bâtiment à énergie positive", mesuré en général par un bureau d’étude thermique.
Le bilan de performance énergétique d’un bâtiment est souvent dissocié de la notion d’ énergie grise, ce qui a pour effet de mettre la notion d’écologie de côté.

Zone ponctuelle ou linéaire qui, dans l’enveloppe d’un bâtiment, présente une moindre résistance thermique (jonction de deux parois par exemple). La chaleur peut s’échapper facilement par les ponts thermiques qui constituent un point froid avec risque de condensation.

 

 
 
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