La notion d’écoconstruction est apparue à la fin des années 1960.
Elle consiste à créer ou réhabiliter un habitat en respectant au mieux l’écologie (dans toutes ses composantes) à chaque étape de la construction jusqu’au recyclage, et plus tard, de son utilisation (chauffage, consommation d’énergie, rejet des divers flux : eau, déchets) .
Une écoconstruction cherche à s’intégrer le plus respectueusement possible dans un milieu en utilisant au mieux des ressources locales et en favorisant les liens sociaux.
D’un point de vue technique, la construction écologique privilégie l’utilisation de matériaux proches de leur état naturel. Ils sont issus prioritairement de matières premières renouvelables et locales, afin de ne pas générer de transports inutiles. Ces matériaux sont de préférence crus (terre crue, bois massif, fibres végétales brutes... ) ce qui permet d’économiser l’énergie de cuisson.
Du point de vue social, construire écologique c’est avoir la volonté de favoriser le savoir-faire plutôt que le processus industriel. C’est une formidable opportunité de favoriser l’emploi local, d’offrir un travail valorisant et qualifié.
Construire écologique c’est aussi transmettre un patrimoine "propre" aux générations futures.
Une conception écologique minimise et facilite la maintenance et l’entretien.
La construction écologique n’est pas moins chère que la construction conventionnelle car la mise en œuvre de matériaux peu transformés nécessite une main d’oeuvre plus importante et plus qualifiée. Les revenus générés par l’écoconstruction glissent souvent de l’industrie de masse vers l’artisan, le paysan.
Aussi construire écologique n’est pas beaucoup plus cher que la construction conventionnelle car il y a moins d’intermédiaires.
En France le prix intègre le coût du social rendant la concurrence rude avec les pays à main d’œuvre à bas prix.